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VIDÉO. Beaucamps-Ligny : des collégiens reçoivent une vidéo pédopornographique sur Snapchat

Une plainte a été déposée par les parents d’un collégien de l’Institution Sainte-Marie de Beaucamps-Ligny, après qu’il a reçu une vidéo pédopornographique sur Snapchat. La gendarmerie cherche à savoir si d’autres adolescents ont été victimes d’un certain « Enzo », émetteur du message en question.

tupeur, la semaine dernière, à l’Institution Sainte-Marie de Beaucamps-Ligny (Nord), dans les Weppes. Un élève du collège a reçu sur l’application Snapchat une vidéo pédopornographique, de la part d’un compte inconnu qu’il avait accepté en « ami ».

Une plainte a été déposée samedi par ses parents, selon la gendarmerie qui confirme une information de La Voix du Nord. L’auteur risque jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 euros, pour diffusion de contenus pédopornographique à des mineurs de moins de 15 ans.

« J’ai un peu peur, j’ose plus trop rester tout seule dehors » confie une collégienne. « En tant que mamie, ça m’inquiète, bien sûr ! » s’écrie une dame. « Il y a des choses graves qui se passent et il faut mettre en garde nos enfants, aussi jeunes soient-ils !« 

Un autre collégien estime, lui, « qu’il faut faire attention partout, après faut pas non plus devenir parano, faut juste accepter ses amis« .

Beaucamps-Ligny : des collégiens reçoivent une vidéo pédopornographique sur Snapchat
Lieutenant-colonel Gladieu, officier adjoint Prévention Nord – France 3 Nord-Pas-de-Calais – Reportage de Clélia Bayard et Sergio Rosenstrauch. Montage d’Amandine Maquet.

Appels à victimes

D’autres adolescents auraient également eu accès à cette vidéo provenant d’un mystérieux « Enzo », et les enquêteurs de la brigade d’Hallennes-lez-Haubourdin, en charge de l’affaire, souhaitent que toutes les victimes déposent plainte « pour étayer le dossier d’enquête« .

« C’est dans les mains de la justice, du procureur et de la gendarmerie… Nous n’avons pas plus de commentaires à faire »,  dit quant à elle la directrice du collège Isabelle Massemin. « Il faut faire très attention, ce sont des jeunes de 12-13 ans et c’est une afffaire délicate« , a-t-elle ajouté, précisant que des opérations de sensibilisation aux dangers des réseaux sociaux sont régulièrement organisées par l’Institution. Les parents d’élèves ont également été prévenus de ces faits rapidement.

Que faire, quand on est parent ?

Le gendarmerie insiste sur la sensibilisation. Pour le lieutenant-colonel Gladieu, officiel adjoint de Prévention Nord, « ce qui est possible, quand on est parent, c’est de demander à son enfant de se faire expliquer comment ça fonctionne« , de lui dire  « Tiens, moi aussi je voudrais ouvrir un compte« .

« Les gamins seront très contents d’apprendre des choses à leurs parents » assure le militaire. « Et puis petit à petit, en découvrant l’outil, on découvre les fonctionnalités, les vulnérabilités, et puis on peut échanger avec l’enfant, éviter cette déconnexion soi-disant générationnelle en disant : ‘J’y comprends rien, j’y comprends rien’. C’est très intuitif ! Après, il faut prendre le temps de s’ouvrir aux nouvelles technologies. »

ARTICLE DE FRANCE 3 VISIBLE ICI

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